L'ASSOCIATION ALAFIA OUIDAH-FRIBOURG
La voie de l'union

CORPS – RITUELS – NATURE

Née d’un vécu personnel transformé en engagement, ALAFIA accompagne, par le corps, la nature et le rite, les femmes dès 18 ans touchées par la violence sous ses multiples formes — subie, tue ou retournée contre elles-mêmes —, sur un chemin de reconstruction et de dignité retrouvée. Convaincue que le corps de la femme et celui de la Terre sont intimement liés, l’objectif à moyen therme de l’association est de construire un pont vivant entre deux terres et deux savoirs, la Suisse et le Bénin — de Fribourg à Ouidah, puis Natitingou — dans une dynamique d’échange réciproque Nord-Sud et de préservation du vivant.

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Cette association a été pensée pour toutes les femmes touchées, d’une manière ou d’une autre, par la violence — qu’elles l’aient subie dans leur corps ou leur histoire, qu’elles la portent en elles sans toujours pouvoir la nommer, ou qu’elles en soient venues, par la blessure, à la retourner contre elles-mêmes ou contre d’autres. Car la violence ne s’arrête pas toujours à celle ou celui qui l’inflige en premier : elle se love parfois dans le silence, se love dans le corps, se love dans une lignée, et peut ressurgir sous des formes détournées — la femme qui se fait mal à elle-même, celle qui reproduit sans le vouloir ce qu’elle a reçu, celle qui porte une mémoire de violence qui n’est pas la sienne propre. C’est à toutes ces femmes que cette association s’adresse : non pas pour juger la forme que la blessure a prise, mais pour offrir un chemin de reconnexion à soi, où le corps retrouve sa dignité et sa mémoire retrouve un sens.

Trois convictions fondent la vision de cette association et inspirent la manière dont le soin est pensé et pratiqué :

Le rite comme passage. Le passage d’un état à un autre — de la blessure à la reconstruction, de l’effacement à la présence — ne se fait pas seulement par la parole ou la pensée. Il se fait par le corps, par le geste, par le symbole, par la connexion à la nature et à ce qui nous dépasse. Le rituel n’est pas un folklore : c’est un outil de transformation, ancré dans des traditions vivantes, aussi bien africaines qu’universelles.

Devenir soi. Le chemin de guérison est aussi un chemin de devenir soi — de rencontre avec ses propres ombres, ses propres forces, sa propre totalité. Ce n’est pas seulement « aller mieux » : c’est un processus d’intégration, où la femme se réapproprie les parts d’elle-même que la violence avait dissociées ou fait taire.

L’écoute du vivant. L’idée d’un vivant en mouvement, d’un équilibre entre les forces, d’une écoute du corps et de la nature comme sources de sagesse. Il ne s’agit pas de forcer la guérison, mais de l’accompagner, de créer les conditions pour qu’elle advienne, dans le respect du rythme de chaque femme.

Le lien entre le corps de la femme et le corps de la Terre. Cette association naît aussi d’une conscience profonde : le corps de la femme et le corps de la Terre-Mère sont intimement liés, tous deux profondément féminins, tous deux porteurs de vie, et tous deux trop souvent maltraités, exploités, blessés sans considération pour ce qu’ils donnent. La violence faite aux femmes et la violence faite à la nature procèdent d’un même aveuglement : celui d’un rapport au vivant qui a perdu le respect du féminin — en soi, chez l’autre, et dans le monde. Soigner le corps d’une femme, c’est aussi, symboliquement et concrètement, réparer ce lien. C’est pourquoi cette démarche s’inscrit dans une conscience écologique et spirituelle plus large : on ne peut prétendre défendre la Terre sans avoir soi-même réconcilié son propre rapport au féminin intérieur ; les traditions béninoises et vodun, où le respect du féminin et du sacré de la nature sont intimement liés, en portent une mémoire vivante et précieuse à transmettre.

Ces convictions ne sont pas propres à une seule culture — elles se retrouvent, sous des formes différentes, aussi bien dans les traditions vodun et les pratiques de soin traditionnelles béninoises que dans les approches thérapeutiques contemporaines occidentales. C’est précisément cette rencontre, ce dialogue entre deux mondes qui se répondent, qui constitue le socle de l’association.

De cette philosophie et de cette expérience vécue découle une conviction simple : le soin des femmes ayant vécu la violence peut, et doit, être pensé comme un pont entre deux terres, deux cultures, deux savoirs — la Suisse et le Bénin —, chacune ayant quelque chose à apporter et à recevoir de l’autre.

OBJECTIF 1

Offrir des soins rituels, cercles et ateliers gratuits dédiée aux femmes touchées par la violence

ACCOMPAGNEMENTS RITUELS

En individuel, duo et famille

CERCLES ET ATELIERS

Des espaces de rencontre et de partage pour être soi

NOS PROCHAINES ÉTAPES

Mettre en place des échanges de compétences et de savoirs entre la terre de Fribourg et celle de Ouidah
crélynx

Le comité

GENÈSE D'UN PONT
ENTRE DEUX TERRE

L’origine d’Alafia

MOT DE LA PRÉSIDENTE

Je m’appelle Olaitan Iyabumi Marcelle Ursule Marguerite Lalèyê, dite Daagbo Tché. Je suis née le 20 juillet 1973 à Lubumbashi, dans l’ex-Zaïre, d’origine béninoise, et je vis en Suisse depuis 1997. Ce nom, cette naissance, ce parcours entre trois terres — le Congo, le Bénin, la Suisse — sont déjà, en eux-mêmes, l’histoire que cette association veut raconter et transmettre. 

Cette association naît d’un appel — celui d’une lignée, d’une mémoire, d’un fil qui relie une terre d’origine, Ouidah, à une terre d’accueil, la Suisse, Fribourg. Mais cet appel n’est pas seulement une intuition ou une vocation abstraite : il s’enracine dans une traversée personnelle. Il est porté par une femme qui a elle-même connu, dans sa propre chair, la blessure — le corps en souffrance, les silences imposés, les épreuves traversées seule. C’est de ce vécu, transformé, digéré, mis au travail sur soi pendant des années, que naît la conviction que le corps des femmes porte une mémoire, que cette mémoire peut être blessée par la violence, mais qu’elle peut aussi être soignée, retissée, réhabitée.
Cette association n’est donc pas une réponse théorique à une problématique sociale observée de l’extérieur : elle est le fruit d’un chemin vécu, qui a permis d’identifier, d’expérimenter et de valider ce qui aide réellement à se reconstruire — et c’est cette légitimité incarnée qui fonde aujourd’hui la volonté de transmettre et d’accompagner d’autres femmes sur ce même chemin.

Présidente de l'association ALAFIA Ouidah-Fribourg la voie de l'union

Daagbo-Tché

Fondatrice de l’association Alafia

Sécretaire

MAAAAAA

Trésorier.ère

Jeanne

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La vie du projet

Nos dernières actuallités

Alafia accompagne les femmes dès 18 ans touchées par la violence, sous toutes ses formes, par le corps, la nature et le rite. Entre Fribourg et Ouidah, l’association construit un pont entre deux savoirs, deux terres, une même quête : la reconstruction et la dignité retrouvée.

De Fribourg à Ouidah — la naissance d’un pont Nord-Sud

L’Espace Oshoun a vu le jour à Fribourg il y a 18 ans. Aujourd’hui, la même vision du soin s’apprête à trouver un ancrage à Ouidah, au Bénin — non pas comme une simple extension géographique…

Pourquoi une approche par le corps, la nature et le rite ?

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L’Espace Oshoun une nouvelle voie : un pont entre Fribourg et le Bénin

Depuis 2008, l’Espace Oshoun accompagne à Fribourg les femmes et les hommes dans leur chemin d’individuation, à travers le soin énergétique, le massage alchimique…

Des valeurs

RESPONSABILITÉ – RESPECT ET ENGAGEMENT FACE À SOI-MÊME, AUX AUTRES ET À LA NATURE 

Une approche

UN MÉLANGE ENTRE, ÉCOLOGIE INTÉRIEURE, CRÉATIVITÉ, BIEN-ÊTRE ET SPIRITUALITÉ

Une mission

VOUS APPORTER UN REGARD ÉCLAIRÉ ET INSPIRANT EN PRENANT APPUIS SUR LA SAGESSE DU VIVANT