Pourquoi Ouidah ?

Un lieu où le soin des femmes, le respect de la Terre et la transmission des savoirs traditionnels ne font qu’un.

Une terre où le sacré

la nature et le féminin n’ont jamais cessé de dialoguer.

Ouidah n’est pas un lieu choisi au hasard. Cette ville porte en elle une charge historique, culturelle et symbolique qui donne tout son sens à notre démarche.

Un ancrage historique. Ouidah fut l’un des principaux points de départ de la traite négrière transatlantique — un lieu de déchirure, de mémoire douloureuse, mais aussi de résilience. Choisir Ouidah, c’est choisir de transformer un territoire marqué par la blessure et l’arrachement en un lieu de reconstruction et de retour à soi.

Un ancrage culturel et spirituel. Ouidah est le berceau historique du culte vodun, une tradition vivante où le respect du sacré, de la nature et du féminin occupent une place centrale. C’est une terre où les savoirs traditionnels de soin, de rituel et de connexion au vivant sont encore présents, transmis, pratiqués.

Un ancrage personnel. C’est la terre d’origine de la fondatrice de l’association — le fil qui relie sa propre histoire, sa lignée, à ce projet. Ouidah n’est donc pas un simple terrain d’action humanitaire : c’est un retour, un lieu de sens.

Le modèle envisagé

Le projet Ouidah repose sur une triple articulation, pensée comme un écosystème cohérent plutôt que comme des actions juxtaposées :

1. Accompagnement des femmes Un espace d’accueil et de soin pour les femmes touchées par la violence — bénéficiant à la fois des approches rituelles et traditionnelles béninoises, et des apports thérapeutiques contemporains issus de l’expérience suisse de l’association.

2. Préservation de la nature et du patrimoine Conformément à notre conviction que le corps des femmes et le corps de la Terre sont intimement liés, le lieu s’inscrira dans une démarche de préservation environnementale et de valorisation du patrimoine local (sites naturels, mémoriel, culturel).

3. Transmission des savoirs traditionnels Un pont entre les pratiques de soin traditionnelles béninoises (rituelles, corporelles, communautaires) et les savoirs thérapeutiques occidentaux — dans les deux sens, pour que chaque culture reçoive autant qu’elle donne.

Les phases de développement

  • Phase 1 — Amorçage et fondations Le projet démarre grâce aux subventions, aux dons, et aux ressources générées par Oshun (préciser ici la nature d’Oshun si besoin de contexte pour le lecteur — activité, boutique, événements…). Cette phase vise à poser les bases concrètes : identification du lieu, premiers partenariats locaux, structuration de l’accompagnement.Phase 2 — Autonomie économique progressive À moyen terme, et sous réserve d’étude de marché et de viabilité, le projet visera une autonomie économique partielle ou totale — à travers des activités génératrices de revenus alignées avec la mission (ex. : accueil, formations, artisanat, écotourisme responsable). L’objectif est de réduire progressivement la dépendance aux financements externes pour assurer la pérennité du lieu.

Calendrier et état d’avancement

  • 2026–2027 : Phase de conception, structuration associative, premiers contacts sur place à Ouidah.
  • En cours : Identification d’un lieu / de partenaires locaux, recherche de financements initiaux.
  • À venir : (prochaine étape concrète, même modeste — ex. : voyage exploratoire, première convention avec une structure locale, etc.)

Information concernant le séminaire

Perspective d'avenir

Actuellement proposé à l’Espace Oshoun, à Fribourg, cet accompagnement a vocation, à terme et selon les ressources et opportunités, à se déployer à Ouidah puis Natitingou, au Bénin — terres où la mémoire du rite et le lien à la nature restent profondément vivants, et où cet accompagnement pourra pleinement s’enraciner, incarnant avec force le pont Nord-Sud porté par l’association.

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